Appel
à communication : journée d’étude "Pourquoi écrire ? Comment écrire ? Écriture réflexive et critique dans les textes d’artistes"
27 septembre 2012 à l’Université de Rennes II Équipe d’accueil Arts : pratiques et poétiques (EA 3208), département Arts plastiques Journée d’étude organisée dans le cadre du programme de
recherche « Dits et écrits d’artistes : théories et fictions » dirigé
par Christophe Viart Responsabilité scientifique : Laurence Corbel
Les propositions (5000 signes maximum espaces compris) accompagnées
d’un titre doivent être envoyées à Laurence Corbel,
laurence.corbel@gmail.com avant le 1er juin 2012.
Pour consulter l’appel à communication, cliquez ici.
Date limite: 29 février 2012
Appel
à communication: colloque "Les peintres poètes. Placé sous l’égide du Cercle Jean Feugereux"
27-28 septembre 2012 à Chartres
Selon André Lhote, "les peintres sont de grands bavards", se tournant volontiers de la palette à l’écritoire. Dans ce passage du pinceau à la plume, l’emploi de la parole par l’artiste trouve sont apogée dans les formes ambitieuses de la poésie. Les sonnets de Michel-Ange rajoutent à sa réputation comme artiste celle d’une dextérité verbale légendaire.William Blake dépasse cette dualité de métier en visant une unité d’effet à travers la diversité d’expression, une véritable fusion des mots et de la mise en page visuelle. Au dix-neuvième siècle, l’intensification des relations entre l’art et la littérature, une réflexion générale et répandue sur la correspondance des arts, et une nouvelle indépendance dans la vie de l’artiste contribuent à l’apparition croissante du peintre-poète comme présence et comme personnalité dans la culture. Les sonnets d’Edgar Degas, loin d’être des œuvres isolées ou insolites sont un symptôme d’une exploration plus large de la poésie par les peintres. La poésie elle-même devient en même temps plus picturale, facilitant un dialogue entre peinture et poésie. Les peintres-poètes du vingtième siècle héritent de cette tradition, dans la vocation double de Henri Michaux par exemple, et l’époque actuelle la prolonge à travers les techniques nouvelles du livre. Ce colloque aura pour but d’étudier de près des cas particuliers de peintres-poètes et d’explorer ce phénomène dans le contexte plus large des rapports entre les images et les textes.
Pour tout renseignement supplémentaire, s’adresser aux organisateurs du colloque : Richard Hobbs de l’Université de Bristol (R.Hobbs@bristol.ac.uk).Envoyer un titre provisoire accompagné d’un résumé de la communication proposée avant le 29 février.
Date limite: 24 octobre 2011
Appel à communication: colloque "Pouvoirs du titre. Genèse et enjeux de l’intitulation artistique à l’époque contemporaine (XIXe-XXIe siècles)"
11-12 mai 2012 à Bruxelles et 11-12 mars 2013 à Clermont-Ferrand
Pour consulter l’appel à communication, cliquez ici.
L’œuvre n’acquiert sa pleine identité que par la magie du nom qui lui est donné. De quel ascendant le titre est-il détenteur dans la création artistique ? On cherchera à répondre à cette question à travers, d’une part, une réflexion menée à partir de René Magritte et du Surréalisme et, d’autre part, une exploration plus transversale qui privilégie le croisement entre les corpus, les méthodes et les interprétations en interrogeant des historiens de l’art, des artistes, des historiens de la littérature, et des musicologues.
Qu’est-ce que nommer une œuvre ? Comment définir un titre surréaliste ? En quoi les titres de Magritte inaugurent-ils un nouveau processus d’intitulation ? En quoi le fait de donner un titre modifie le geste créateur, selon quel processus ? Jusqu’à quel point les mots conduisent-ils à transformer les formes ? Comment Magritte joue-t-il de la tension entre similitude, ressemblance ou dissociation entre les mots et les images ?
Le cas de René Magritte est emblématique de la présence insistante de l’univers textuel à l’intérieur même de l’univers visuel qui permet d’interroger avec un regard nouveau la relation du titre à l’écriture. Une telle perspective trouve naturellement sa place dans une approche qui renouvelle la connaissance des œuvres artistiques à la lumière des notes autographes d’artistes, d’écrivains et de musiciens en déplaçant l’analyse de l’œuvre vers sa genèse, de la forme définitive vers le processus. L’intitulation embrasse l’ensemble du parcours créatif, depuis les premiers moments de la genèse jusqu’à la réception de l’œuvre.
L’ouverture récente du Musée Magritte permet de réévaluer l’importance des écrits de Magritte (lettre, tract, interview, aphorisme, scénario, écriture collective, etc.) et des documents de travail (agenda, carnets d’atelier, carnet de voyage, album de croquis, portfolio, liasse de brouillon, etc.) dans la genèse de ses œuvres et des titres qui leur sont associés. Magritte n’envisage-t-il pas le genre de la correspondance comme des archives de la création propice à l’élaboration des titres par un jeu d’échange de lettres avec des écrivains ? Aux missives accompagnées de croquis et d’esquisses de travaux en cours répondent des titres suggérés par ses correspondants. Mais Magritte s’empare aussi de l’écriture des intitulés qu’il modifie fréquemment. Quels sont les enjeux de métamorphoses telles que L’Expérience du Miracle en Découverte ou bien L’Esprit de la géométrie en Maternité ?
Il s’agit d’envisager une réévaluation des rapports de Magritte au Surréalisme (des comparaisons avec Max Ernst, Joan Miró, Roberto Matta seront bienvenues) par le biais du phénomène d’intitulation dans une perspective diachronique du mouvement qui s’étend des peintres symbolistes aux pratiques les plus contemporaines de la production artistique. Penser le lien de Magritte au processus d’écriture implique une enquête des pratiques collectives du titrage notamment avec ses amis écrivains et poètes (Louis Scutenaire, Marcel Lecomte, Paul Nougé, Paul Colinet, E.L.T. Mesens). Mais l’univers livresque est aussi pour l’artiste une bibliothèque d’images mentales où se croisent Stevenson, Conrad, Jules Verne, Verhaeren, Maeterlinck, Lautréamont, Mallarmé.
Le fonds du musée devrait aussi être l’occasion de repenser la relation que Magritte entretient à une véritable réflexion sur l’intitulation. Avec dérision, Marcel Duchamp considère que le titre est « une couleur invisible », tandis que Jean Dubuffet en fait un acte central de la création : « la fonction de l’artiste consiste, autant qu’à créer des images, à les nommer ». Magritte, lui, pointe les enjeux théoriques de la nomination : « Le titre entretient avec les figures peintes le même rapport que ces figures entre elles. Les figures sont réunies dans un ordre qui évoque le mystère. Le titre est réuni à l’image peinte selon le même ordre ». Mais il nous met en garde : « Les titres de tableaux ne correspondent pas aux noms des objets dont il est question dans l’image peinte ou le poème. Appeler Arbre l’image d’un arbre est une erreur, une "confusion sur la personne", puisque l’image d’un arbre n’est pas assurément un arbre. L’image est séparée de ce qu’elle montre ».
Cette approche sera prolongée par une mise en perspective comparatiste entre les arts. Il s’agira de donner une profondeur de champ à la question des relations entre écriture, peinture et musique par les « traces » de la création des titres. Cette dimension interdisciplinaire, qui sera développée lors de la deuxième phase du colloque à Clermont-Ferrand, a pour projet d’établir une cartographie du phénomène de l’intitulation.
Les artistes, les écrivains et les musiciens s’emparent des mots et du langage pour donner un nom à leur travail c’est-à-dire pour l’expliciter ou, au contraire, pour souligner sa valeur énigmatique et parfois pour en faire la substance même de l’œuvre. Ce phénomène touche pratiquement tous les domaines de la création plastique de notre temps mais s’avère particulièrement lisible dans certains mouvements de création avec des singularités et des conséquences parfois très contrastées, comme dans l’Art brut, dans l’Art conceptuel ou dans la musique (Erik Satie par exemple) ou encore dans une tendance assez large des arts plastiques qui font de l’écriture et du signe l’enjeu d’un questionnement strictement plastique. Cette présence insistante de l’univers textuel à l’intérieur même de l’univers plastique et musical permet d’interroger avec un regard nouveau la relation du titre à l’écrit.
Cette présence du texte à travers le titre se joue aussi dans ce qui pourrait apparaître comme une absence au XXe siècle qui voit apparaître la forme singulière du « sans titre ». On peut tenter de comprendre comment cette forme accompagne le processus d’abstraction, comme une manière de se débarrasser de la figure ou d’un possible de l’interprétation mais aussi comment, dans l’art d’aujourd’hui, elle perdure. La présence de titre ou son absence peuvent constituer la marque à des champs d’appartenance, une manière de se situer dans le champ historique notamment dans le cadre de la post-modernité.
A cette forme d’absence de titre est venue s’ajouter, celle des titres sériels, de numérotations, d’inventaire ou encore d’archivage qui ne font pas texte au sens premier mais qui font sens. Le titre comme temps comptable inscrit l’œuvre dans une durée, dans une temporalité.
Ces formes contemporaines du titre ne sont pas une absence de titre mais ses nouvelles formes qui vont changer les points de vue sur l’œuvre et sur ce texte singulier.
Dans la continuité d’autres journées d’études et colloques, récents ou à venir, comme La fabrique du titre (2007-2008) Les lettres d’artistes ou l’art des correspondances (Namur, Musée Rops, 27-28 octobre 2011) le présent colloque se propose de poursuivre le questionnement en conviant des spécialistes issus de différentes disciplines et des acteurs institutionnels à confronter leurs points de vue et leurs approches sur cet objet problématique.
Date limite: 15 septembre 2011
Appel à communication: Colloque "Marchand, collectionneur, critique, éditeur… : l’ « animateur d’art » et ses multiples rôles. Etude pluridisciplinaire de ces intermédiaires culturels méconnus des XIXe et XXe siècles", Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, automne 2012
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Date limite: 31 mars 2011
Appel à communication :
Colloque "Genres littéraires et peinture",
Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand, 20 et 21 octobre 2011
Colloque organisé par le Centre de Recherches sur les Littératures et le Sociopoétique (CELIS EA1002) en collaboration avec l’Université d’Ottawa
Responsables scientifiques : Nelson CHAREST (Département de français, Université d’Ottawa) et Anne-Sophie GOMEZ (CELIS EA1002)
Ce colloque a pour but d’examiner l’interaction entre les genres littéraires et la peinture, par une analyse à la fois des contextes, des modalités opératoires et des effets esthétiques qui en résultent. A ce titre, il prolonge les recherches engagées dans l’ouvrage Ecrire la peinture entre 18e et 19e siècles (dir. : Pascale Auraix-Jonchière, 2003), mais dans une perspective différente et complémentaire. Depuis la modernité, la relation entre les arts est passée d’une relation concurrentielle, marquée par l’ut pictura poesis et la pratique de l’ekphrasis, à une relation d’émulation et de saine complémentarité, où chacun des arts a su enrichir ses techniques, sa palette et ses conceptions au contact les uns des autres. Dans le même temps, l’art abstrait a provoqué une remise en question de la critique d’art et de la description notamment, et comme la littérature connaît aussi sa phase de “défiguration”, les innovations se répondent d’un champ à l’autre et donnent lieu à des pratiques en miroir, comme le collage ou le calligramme. Ces relations ont été amplement détaillées ces dernières années à l’aide d’exemples précis, choisis dans des oeuvres plus particulièrement “synesthésiques”, ou dans des relations ou mouvements particulièrement riches en échanges.
En revanche, on a encore peu interrogé les grandes catégories nous permettant d’appréhender chacun de ces domaines esthétiques et de penser la relation entre les
arts d’un point de vue plus théorique qu’historique. Ainsi le genre, qui a connu ces dernières années un regain d’intérêt grâce aux travaux de Combe, Mortier et Schaeffer notamment, nous semble particulièrement apte à pratiquer une passerelle entre les esthétiques et poétiques littéraires et picturales. Pourtant les exemples d’oeuvres qui pratiquent des emprunts génériques abondent, tant en littérature qu’en peinture. Qu’on songe à des oeuvres littéraires fondées sur des genres picturaux : paysage, fresque, portrait, nature morte, nu, marine, eaux-fortes, croquis, caricature, bambochade ; ou à d’autres catégories génériques qui semblent exprimer une certaine hybridité, comme si leur inscription se situait d’emblée dans un carrefour propre à déstabiliser les frontières génériques : la nocturne, la fantaisie, le caprice, l’impression, l’improvisation, la composition, l’idylle, l’allégorie, le blason, le bestiaire, l’épitaphe, la stèle. Ce caractère hybride serait peut-être le témoignage du double appui que pratique le discours esthétique depuis Hegel, lorsqu’il veut définir chaque art par le contrepoids des autres arts qui s’en distinguent, une démarche qu’on retrouve dans les études génériques également, et qui mériterait une attention plus précise. Par exemple, les raisons qui distinguent le blason du genre romanesque sont-elles les mêmes que celles qui le distinguent de l’art musical (à supposer que le blason soit d’emblée poétique et pictural) ? Cette double frontière invalide-t-elle la spécificité du blason, ou si au contraire elle la définit ? En outre, la critique d’art elle-même s’impose de plus en plus comme un genre autonome, alors qu’elle est nécessairement constamment déportée hors d’elle même, non seulement vers l’autre médium critiqué (en l’occurrence la peinture), mais aussi vers d’autres genres littéraires, comme le propose Baudelaire dans son fameux passage sur le “sonnet ou l’élégie” critique. Le dialogue chez Diderot, la “divagation” chez Mallarmé, l’image surréaliste chez Breton, disent tous comment la critique d’art tire sa spécificité des relais qu’elle implique à l’autre art dans un premier temps, mais aux autres genres littéraires également ; et inversement, plusieurs pages de la Recherche ou de romans picturaux s’approchent du genre critique jusqu’à s’y confondre, ce qui demanderait à être précisé. Si plus personne ne croit à la “pureté” des genres, croit-on pour autant qu’il se définisse par son “impureté” ? Ainsi, pour le Barthes de S/Z, toute description porte d’abord sur un “tableau du réel”, car elle utilise la même fenêtre que le peintre pour découper et encadrer une portion du réel et en proposer une image, plus ou moins réflexive/réfléchissante. En affinant ses méthodes, ses techniques et ses formes, en cherchant à innover, la littérature peut être amenée comme naturellement à reprendre à la peinture, non pas ses sujets, ses idées ou ses techniques, mais bien des catégories plus abstraites et plus susceptibles de résister à la transposition, comme les genres.
Cette manifestation relève du programme Dynamique des genres littéraires (coord. : Alain Montandon et Saulo Neiva), qui se fonde sur une conception du genre littéraire
en tant que processus en formation permanente. Dans le cadre de ce programme, le projet Genres au-delà des frontières littéraires vise à examiner la transformation et
le fonctionnement des genres grâce à une réflexion de fond sur la transgénéricité, afin de les analyser non pas de manière isolée, dans l’histoire littéraire, mais en relation
avec d’autres savoirs et environnements culturels.
Les propositions de contributions (une page environ, assortie d’une notice biobibliographique
d’une dizaine de lignes) sont à adresser au plus tard le 30 mars 2011
Appel à communication: Colloque international "Lettres d’artistes ou l’art des correspondances. Pratiques, éditions, expositions (XVIe-XXIe S.)", Namur, Musée Félicien Rops, 27-28 octobre 2011
Organisé dans le cadre de l’exposition « Rops/Rodin » (1er octobre 2011-8 janvier 2012) par Pictoriana, avec la collaboration du
Musée Félicien Rops, du
Réseau international d’études des écrits de compositeurs (ULB/ Université de Montréal),
de l’Université libre de Bruxelles, des FUNDP et du
Groupe de contact FRS-FNRS « Ecrits d’artistes »
Pour consulter l’appel à communication, cliquez ici.
Organisation : Service Culturel de l’Université & Laboratoire INTRU (JE 2527, http://intru.univ-tours.fr/), avec le soutien du Conseil Scientifique
L’hybridation est d’abord le nom d’une catégorie biologique, ou plus exactement le nom d’une rupture ou d’une transgression des limites entre catégories biologiques : un hybride, c’est avant tout le produit d’un croisement, d’une greffe, d’une rencontre littéralement monstrueuse entre des espèces différentes. Etymologiquement, « hybride » renvoie au latin « ibrida », qui désigne le produit de l’union d’un sanglier et d’une truie ; puis le terme a été graphiquement contaminé par le grec « hybris », qui signifie l’excès ou la démesure, de sorte que le mot « hybride » est lui-même hybride.
Appliquée au domaine des arts et des lettres, l’idée d’hybridation semble principalement viser la porosité des registres d’énoncés et des ordres de la représentation. Théorisée dans les premiers ouvrages qui s’emploient à explorer les formes de la « condition postmoderne », qu’il s’agisse de la littérature, de l’architecture ou du fondement des sciences, l’hybridation y est caractérisée par la pratique du détournement, de la citation, du pastiche. Cependant, bien avant de devenir une des pièces du dispositif théorique et esthétique de la postmodernité, l’hybridation est présente dans toutes les oeuvres qui se jouent des frontières génériques et artistiques pour construire des formes d’expression rétives à toute univocité et à toute totalisation.
En appliquant la notion d’hybridation aux formes de la rencontre en texte et image, il ne s’agit donc pas tant de vérifier la pertinence historique du « diagnostic » de la postmodernité prononcé dans les années 1970 par Hassan, Jencks ou Lyotard, que de reprendre l’étude de ces formes spécifiques de greffe et de croisement qui jouent dans les dispositifs iconotextuels.
Les rencontres du texte et de l’image fournissent une très belle occasion d’examiner la manière dont les frontières des arts, des genres, des techniques ou des supports s’échangent en permanence leurs déterminations. Des processus de l’adaptation à ceux de la traduction, des rencontres entre pratiques venues d’horizons différents aux interrogations sur les formes de la mémoire graphique des artistes, le champ des interrogations que l’on entend rassembler autour de l’idée d’hybridation est vaste.
L’étude des dispositifs iconotextuels concerne au premier chef la bande dessinée, mais aussi toutes les formes du récit illustré, de l’album pour enfant au roman-photo. La rencontre entre le texte et l’image constitue-t-elle par elle-même une « greffe », un « hybride » ? Détermine-t-elle le caractère « non légitimable » des discours qu’elle engendre ? Favorise-t-elle des formes narratives spécifiques ? Quelle place et quel rôle reconnaître aux formes de sur-hybridation à partir de l’hybridation iconotextuelle (adaptation des comics au cinéma, albums ou revues illustrées accompagnés d’objets, pop-ups, produits dérivés, etc.) ?
Le colloque « Hybridations » entend explorer ces questions, dont la liste est loin d’être exhaustive, en les appréhendant à travers des exemples précis : il ne s’agit pas tant d’élaborer un discours formel général sur le concept d’hybridation que d’en explorer la puissance heuristique en l’appliquant à des études d’oeuvres déterminées.
Les propositions d’interventions sont à remettre pour le 7 mars 2011 dernier délai aux organisateurs:
Laurent Gerbier (laurent.gerbier@univ-tours.fr)
France Nerlich (france.nerlich@univ-tours.fr)
Cécile Boulaire (cecile.boulaire@univ-tours.fr)
Date limite: 12 novembre 2010
Offre de collaboration à une future livraison de la revue Mélusine,
à paraître en 2012:
Livre « surréaliste », livre d’artiste
sous la direction d’
Andrea Oberhuber (Université de Montréal) et d’Henri Béhar (Université de Paris III)
Espace de rencontre, d’échange et de collaboration entre écrivains et artistes, le livre dit surréaliste puis, à l’époque contemporaine, le livre d’artiste constituent une rupture esthétique et un véritable changement de paradigme dans l’histoire du livre illustré : l’un et l’autre accueillent le texte et l’image, font dialoguer sous forme de collusion ou de collision deux modes de représentation en apparence profondément différents, sollicitant par là un nouveau type de lecteur qui doit se métamorphoser en lisant-regardant.
Repenser le livre-objet avant-gardiste en termes de collaboration interartistique, d’hybridité générique et d’usage créatif des arts et des médias afin de considérer non seulement l’héritage mais aussi les modalités de reconfiguration d’une conception avant-gardiste de l’objet « livre », telle est la visée principale de ce dossier thématique. Si, depuis les publications d’Henri Béhar (1981), de François Chapon (1987), de Renée Riese Hubert (1988 ; 1991), de Jaroslav Andel (1989 ; 2002), de Lothar Lang (1993), de Johanna Drucker (1995) et d’Yves Peyré (2001), entre autres, l’accent a été largement mis sur le « dialogue » entre poésie et peinture, notre intérêt portera davantage sur les enjeux génériques et médiatiques entre le récit et les arts visuels (peinture, photographie, dessin, B.D.). D’autre part, nous invitons les contributeurs à réfléchir sur les prémisses inhérentes à la création d’espaces livresques hétérogènes qui nécessitent de nouvelles postures de lecture.
Propositions de contribution (300 mots) à soumettre,
Appel à communication: Études de la forme dialogique des écrits d’artistes : les entretiens, Université de Rennes II, journée doctorale, 27 janvier 2011
Laboratoire L’oeuvre et l’image
Équipe d’accueil Arts : pratiques et poétiques (EA 3208)
Dans la lignée d’un travail sur les écrits d’artistes et suite à une première journée doctorale sur les correspondances d’artistes, cette journée a pour ambition de réunir les chercheurs autour du cas particulier de l’entretien d’artiste pour en dégager les enjeux théoriques. À une époque où l’artiste ne peut plus faire l’économie de la communication, celui-ci s’exprime pour un public contemporain ou futur, pour faire valoir un projet, jusqu’à se livrer parfois sur tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur lui sans pouvoir le lui demander.
La parole de l’artiste et ses écrits occupant une place déterminante dans l’analyse et la compréhension de sa création, il s’agit d’approfondir la nature des liens entre locuteur et destinataire, mais aussi d’envisager une étude des typologies de la forme entretien (réel ou fictif, sonore, transcrit ou réécrit, QCM et autre parade au discours.)
D’un caractère hybride, oraux destinés à être transcrits, ces écrits révèlent la fonction particulière de l’énonciation dans le contexte de la création. De même, dans une approche poïétique, l’échange, destiné ou non à être publié, peut accompagner le cheminement d’une pensée, d’un projet.
L’ambition du programme de cette journée d’étude est de considérer les écrits d’artistes au regard de la présence particulière d’un interlocuteur. Les différentes interventions auront pour but de souligner le caractère singulier des échanges au sein des écrits d’artistes. Dans cette perspective, les propositions d’interventions porteront, notamment, sur les incitations suivantes :
- À travers les diverses typologies du genre, peut-on distinguer la part du théorique, du biographique, du fictionnel, etc., au sein de l’entretien ?
- Dans quelle mesure l’interviewer (journaliste, critique…) conduit t-il la formulation d’un propos ?
- Qu’est-ce qui dans un entretien procède de la parole de l’artiste et de la parole de celui qui est à la fois interviewer et destinataire ? (différence de registre, choix des termes, nature des propos, etc.)
- Que livre l’artiste dans un entretien qui ne peut-être réductible à la seule exposition de son oeuvre ?
- Comment se révèlent les multiples influences et filiations dans ces entretiens ?
- Quelle place et quel rôle l’écriture et la réécriture occupent-elles dans l’élaboration d’un entretien, de sa conception à sa publication ?
- Le passage aux outils numériques, aux emails en particulier, mais également aux entretiens sonores ou filmés, transforme-t-il la relation lors de l’échange ?
- Enfin, quel statut accorder aux entretiens fictifs menées par certains artistes, au titre d’une démarche artistique, ou d’un simple désir d’être soi et l’autre à la fois ?
Les propositions de contributions sont à envoyer avant le 01 novembre 2010 à Mathieu Harel-Vivier (mathieu_harelvivier@hotmail.com) et Jérôme Dupeyrat (jerome_dupeyrat@yahoo.fr). Réponses fin novembre. Elles prendront la forme d’un résumé de 500 mots accompagné d’un titre provisoire ainsi que d’une liste d’ouvrages destinée à la création d’une bibliographie commune inventoriant les entretiens d’artistes. Un temps de parole de vingt minutes sera prévu pour chaque contribution. Publication des actes envisagée.
Date limite : 16 octobre 2010
6e colloque étudiant du Groupe de recherche et d’études sur le livre au Québec: Le Livre et l’artistes,
25 février 2011, Carrefour de
l’information de l’Université de Sherbrooke.
Les étudiantes et étudiants du Groupe de recherche et d’études sur le livre
au Québec (GRÉLQ) de l’Université de Sherbrooke organisent un colloque dont
le thème sera le livre et l’artiste.
Aux côtés des auteurs qui véhiculent des idées par le texte, des artistes
contribuent à faire du livre une « œuvre d’art totale », objet créatif et
original, signifiant tant dans sa forme, dans sa matérialité que dans son
contenu, et transmettant des informations aussi bien textuelles que
visuelles. « La forme du livre est bien une forme symbolique au sens où
Erwin Panofsky parle de La perspective comme forme symbolique (1932),
c’est-à-dire une forme qui exprime par elle même, de manière implicite, tout un jeu de valeurs et de représentations du monde . » S’interroger sur cette
forme revient à considérer le livre comme un objet porteur, en soi, d’un
sens. De plus, le livre s’avère être le support d’un texte avec lequel il
entre en jeu ou, parfois, en conflit; il s‘élabore ainsi comme une sorte de
« livre-texte » offert à une lecture dans laquelle ses caractéristiques
matérielles peuvent être abordées à des fins poétiques. Étudier le livre de
cette façon permet de mettre de l’avant le travail de ceux qui contribuent à faire de ce support à l’information un objet singulier véhiculant une
signification par sa forme et sa matérialité. Ainsi, le travail de
l’artiste, pris dans un sens large, sur l’objet livre, invite à réinventer
l’acte de lire.
Le colloque « Le livre et l’artiste » propose d’étudier l’apport de
l’artiste et/ou de l’art à l’objet livre en privilégiant un corpus de livres matériels à caractère littéraire, toutes origines et toutes époques
confondues. Les communications pourront aborder le livre selon deux
orientations de recherche.
D’une part, sur le plan externe, le livre pourra être analysé dans un
contexte historique ou sociologique en s’inspirant notamment de
méthodologies issues de l’histoire du livre, de la sociologie de l’édition,
des métiers du livre ou de l’histoire de l’art. Que nous apprend l’histoire
du livre sur l’apport des artistes à la fabrication du livre? Comment le
métier de relieur a-t-il évolué au Québec pendant le vingtième siècle? Quel